Vendredi 16 octobre 2009

Vite, une prime de pénibilité pour les élus de la majorité!

Philippe Bilger - Blogueur associé | Vendredi 16 Octobre 2009 à 14:01 | Lu 1231 fois


Il est difficile de suivre les méandres des orientations du gouvernement , ceux qui y arrivent ont bien du mérite, les députés UMP les premiers. Philippe Bilger nous dit toute l'admiration qu'il a pour la détermination des politiques à garder leur dignité dans l'absurde.


Plus le temps passe, plus j’admire les politiques. Je les mets tous dans le même sac : ministres, sénateurs, députés, conseillers généraux, tous ceux qui dans la mouvance du pouvoir, aspirés par le souffle présidentiel, à l’UMP et dans ses marges, accomplissent le dur métier de plaire et de se taire. J’aurais pu également évoquer l’univers socialiste mais celui-ci offre un avantage pour les personnalités qui y gravitent : la discordance quotidienne qui est un vice devient parfois une qualité puisqu’elle empêche au moins la parole unique et le devoir de complaisance. Le désordre a du bon : il protège. On a le droit de prendre avec son expression des chemins buissonniers singuliers, erratiques, imprévisibles. On est moqué mais pas forcément ridicule. Tandis que le slogan de la solidarité et de la fusion à tout prix oblige à des tours de force, à des tours d’esprit comme il y a des tours de rein.

J’admire les politiques.
 Les tourner en dérision non seulement offenserait la démocratie, à laquelle nous croyons tous, mais serait profondément injuste. Qu’on songe aux affaires - celles de  Frédéric Mitterrand et de Jean Sarkozy notamment - qui depuis quelques semaines viennent troubler le ciel majoritaire, on comprendra aisément à quel point le silence ou l’acceptation, la résignation ou l’enthousiasme factice constituent pour les âmes bien nées - et il en existerait beaucoup, si elles pouvaient s’ébrouer - un véritable calvaire qu’il serait pourtant inconcevable de ne pas affronter chaque jour. Qu’on imagine la souffrance intime, en gardant le visage lisse et serein, de se sentir contraint au soutien quand tout crie l’opposition, de devoir vanter des avenirs un tantinet précipités quand l’envie d’exploser vous guette. Qu’on ne sous-estime pas l’héroïsme de ces personnalités publiques qui avalent les couleuvres des autres, sont invitées sans cesse à innover pour défendre l’indéfendable et qui, pour tout dire, se félicitent de leur bonheur d’avoir à proclamer une adhésion à laquelle, dans leur for intérieur, ils ne croient plus trop, en tout cas pas tout le temps ! (Le Monde, Le Parisien, Le Figaro, Marianne 2, nouvelobs.com). 

J’admire les politiques.
 Ces hommes, ces femmes, au caractère sans doute trempé dans leur vie personnelle, familiale, qui se plient, comme des petits garçons, à célébrer la jeunesse triomphante et favorisée, à magnifier un ministre aux antipodes de leur vision classique de la légitimité, de la moralité, qui n’hésitent pas une seconde à louer leur joug et à fustiger les minimes écarts de tel ou telle voulant prendre au sérieux la liberté - comment ne pas les porter au comble républicain puisque leur ascèse, le sacrifice constant qu’ils font d’eux-mêmes, ces «oui» multiples qui viennent tuer la tentation folle des «non» au bord des lèvres, de l’esprit, démontrent comme nous les avons bien choisis ? S’ils tremblent devant les décrets présidentiels, pas de confusion : ils ne sont pas faibles mais avisés. S’ils ont « le doigt sur la couture du pantalon » et mille justifications à leur disposition pour déguiser leur soumission un peu désolante en sagesse politique, ce n’est pas qu’ils seraient indignes mais tout simplement conscients de leur mission et responsables. Ils ont choisi  de « se fondre » dans la présidence, tout simplement.

J’admire les politiques. Ils absorbent, ils assimilent, ils obéissent, ils laissent la place. Avec le sourire. En plus, médiatiquement, ils sont heureux d’afficher leur servitude. Quel talent il faut pour se néantiser, pour persuader le citoyen que la démocratie a besoin de leur effacement, de leur aplatissement, d’une pensée unique au sein du parti comme dans l’espace public, quand au contraire des gens probablement superficiels rêvaient de courage, de richesse, d’inventivité et de contradiction pour faire naître une vérité possible !

J’amire les politiques.
 Cette catégorie prestigieuse, au service de la chose publique, si peu décidée à exister, si convaincue de son nécessaire assujettissement que l’audace calculée d’un Jean-François Copé, la modeste et banale assertion de Rama Yade selon qui « il ne faut pas ignorer l’émotion » lui apparaît comme la manifestation d’un courage inouï.

J’admire les politiques car ils ont su retomber en enfance. C’est beau l’enfance, seulement quand on est un enfant. Il faut, en revanche, beaucoup d’humilité, de la détermination, une remarquable abnégation  pour, étant adultes, l’oublier et goûter la discipline de parti, la caporalisation intellectuelle et les conseils présidentiels comme autant de chances. Alors que pour le profane, s’il y avait une fonction qui appelait moins que toute autre l’amoindrissement de l’affirmation de soi, d’une sorte de virilité républicaine, c’était bien celle de la politique et de ses fidèles.

J’admire les politiques car ce qu’ils vivent de plus en plus me semble, par comparaison, faire de la magistrature qu’ils critiquaient imprudemment un havre sinon de paix au moins de liberté. Je ne crois pas que nous ayons perdu toute envie de nous battre, de résister. Nous ne sommes pas décidés, quoi que nous pensions, à disparaître de nous-mêmes. Nos maîtres, je l’espère, ne sont pas de pouvoir.

J’admire les politiques à un point tel que je suggère que nous fassions preuve de générosité à leur égard. Pour des métiers infiniment salissants, épuisants, on a créé des primes de pénibilité. Pour les politiques qui endurent l’enfer en feignant une apparence ravie, qui se tuent à s’oublier eux-mêmes, pourquoi ne pas proposer une prime de pénibilité psychologique, professionnelle ? Ils la mériteraient.

Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Vie politique
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Mardi 1 septembre 2009
Une histoire, presque une métaphore, caractéristique du contexte de la crise actuelle : "De la difficulté à sortir de la pensée unique...."



Qu’il est difficile de changer !


Les contraintes de toutes sortes se multiplient : économiques, juridiques, environnementales. Mais le plus grand obstacle réside à l’intérieur de nous. Comment revoir son cadre de références, remettre en cause ses paradigmes, c'est-à-dire une matrice théorique, une vision du monde ou un courant de pensée. Tant d’espoirs, de croyances et de modèle de business sont fondés sur des paradigmes cohérents qui ont fait leurs preuves. Pourtant le monde bouge et les paradigmes deviennent dépassés.


AirPod, un concept qui tranche dans l’industrie automobile
Dans ce secteur particulièrement éprouvé, un entrepreneur, Monsieur Guy Nègre, est en train de bousculer un certain nombre d’idées reçues. Il innove à plusieurs niveaux avec sa voiture AirPod : l’énergie utilisée, l’air comprimé, le mode de fabrication et de distribution.

Il a pris le contrepied du mode de pensée des constructeurs qui ont l’habitude de créer des voitures toujours plus puissantes, rapides, gadgétisées au moyen de chaînes de production lourdes et coûteuses.

Airpod est une petite voiture, simple dans sa conception, plus propre que la voiture SMART ; sa distribution est originale. Les pièces sont produites dans des petits centres de production à travers la France, puis livrées à des concessionnaires qui procèdent à leur assemblage. Guy Nègre est gagnant sur plusieurs tableaux. Il diminue la pollution au niveau de la fabrication et de l’énergie pour le fonctionnement de la voiture. Il relocalise la production en France parce qu’il a mis en oeuvre un système simple qui diminue les risques pour pénétrer un marché existant souffrant.

Il a délibérément ciblé le segment des conducteurs urbains. 20000 d’entre eux ont pris une option d’achat pour ce véhicule qui est fabriqué très vite près de leur lieu de vie. Des consultants et même des coachs vont circuler bientôt à Paris dans une AirPod, grâce à son bon rapport qualité/prix (3500 à 13000 Euros pour la version haute gamme CityFlow) et sa capacité de rouler à 50 km/h pendant 220 km.

Par ailleurs, Guy Nègre songe à proposer « Autolib » comme J.C. Décaux pour « Vélib ». Les utilisateurs payeront avec leurs cartes bancaires et se mettront tout de suite en mouvement.


Le contraire de toujours plus de puissance
Le modèle de business AirPod a été rejeté par les industriels en Europe, qui n’ont pas considéré son projet « sérieux ». Il est vrai qu’il ne correspond pas au paradigme « grand et puissant » de ce qu’une voiture « devrait » être. Guy Nègre a trouvé son financement chez TATA Motors, la plus grande entreprise indienne d’automobiles et a noué des accords de coopération avec Air France et Dassault.

Nous ne voyons pas encore des voitures de marque indienne circuler dans les rues de Paris… mais cela ne va tarder.

Naturellement, il y aura des sceptiques qui esclafferont quand ils penseront à une voiture « Légo » assemblée « façon IKEA ». Les lecteurs apprécieront combien de difficultés restent à résoudre avant qu’une telle voiture réussisse en France. Il y a tant de représentations et d’à priori par rapport aux voitures qui doivent évoluer dans nos esprits.


Les résistances des industriels
Les constructeurs automobiles résistent souvent aux solutions créatives et de bon sens. Par exemple les sociétés européennes ont retardé le lancement de la voiture hybride pour protéger la solution diésel. General Motors, de son coté, a acheté des brevets dans le but d’empêcher leur application. Pourquoi cette attitude défensive? Parce que le changement d’un paradigme demande une mise en question trop difficile à assumer : où sera le centre de pouvoir à l’avenir ? Les acteurs dans ce secteur menacé défendent leurs points de vue pour éviter de prendre des décisions cruciales. Trop de temps… trop d’effort… pas assez rentable… des arguments « pragmatiques » en apparence. Ils cachent leur peur de perdre le pouvoir de dominer le marché et d’imposer leur vision aux consommateurs. Leur résistance au changement est économique mais aussi viscérale et émotionnelle.

Entretemps AirPod est conçu pour satisfaire les conducteurs avisés que nous sommes en train de devenir.


Jim Dillon 

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Mercredi 1 juillet 2009
Livres
Dans mes livres les idées semblent très simples, elles sont ensuite développées sans démonstrations compliquées, mais avec des exemples puissants, sans aller à des considérations métaphysiques, qui seraient hors sujet. Il y a deux raisons à cela. La première, c’est que je ne m’adresse pas à mes collègues. Je parle à des êtres humains et je considère que je ne suis pas satisfait de ce que j’ai dit tant que la langue interfère avec la pensée. Parce que mes idées viennent des gens, elles ne viennent pas des philosophes, ni de mes collègues, sauf à de rares occasions, la plupart d’entre elles sont issues de la vie des gens. Donc, comme linguiste, j’écris à un autre niveau à propos de la langue des gens. Comment communiquent-ils d’autres manières ? De sorte qu’on ne peut pas — ou qu’on ne devrait pas — arriver au point où les gens ne peuvent pas comprendre ce que j’écris. Ce sont les gens qui produisent ce dont je parle. Ils devraient donc comprendre. Autrement, je n’ai pas fait mon boulot correctement. Mais ceci est une direction nouvelle, c’est là où les sciences sociales finiront par aller, en s’écartant des préoccupations et des idées toutes faites. Elles seront plus concernées par ce qui se passe réellement chez les êtres humains parce que c’est là que se trouvent les problèmes du monde. C’est là que se trouvent les forces. Ce sont des êtres humains qui vont résoudre des problèmes, pas des philosophes, pas la philosophie, pas des machines, mais des êtres humains travaillant ensemble

Compréhension entre les êtres humains
Les domaines de compréhension entre les êtres humains sont bien plus grands que ce que nous concevons fréquemment. Les zones de problèmes, les incompréhensions, sont relativement petites par rapport à toutes les activités qui se déroulent.
C’est heureux parce que s’il n’en était pas ainsi, nous ne nous entendrions pas du tout et les temps seraient très durs. Ce que j’ai fait, c’est me concentrer sur des domaines où nous avons des problèmes, sur les interfaces. C’est une des raisons pour lesquelles je sais qu’il y a beaucoup de choses qui se passent parfaitement bien. Mais les problèmes qui doivent être résolus en matière de communication dans le monde ont une autre dimension. En général, un bon écrivain est reconnu comme un bon écrivain, un bon acteur est reconnu comme un bon acteur, et un bon chef d’orchestre aussi. Il y a désaccord sur ce qui fait la beauté et la qualité, sur ce qui différencie deux bons écrivains ou deux bons acteurs. Là vous entrez dans la critique, littéraire ou scientifique, qui est un domaine très abstrait. Mais les faits demeurent. Il y a une différence entre une bonne et une mauvaise représentation, et peu importe du domaine, que ce soit la scène, l’écriture, le ballet, la musique, la peinture, la sculpture, la poésie. Il y a des gens qui le font bien et d’autres moins bien. C’est là dessus que portent toutes ces discussions. La chose la plus intéressante c’est comment faire marcher ces systèmes de manière à produire de meilleurs jugements ? Le niveau auquel je travaille en ce moment, c’est comme le jardin d’enfants, le premier niveau, parce que nous, l’espèce humaine, nous sommes capables d’augmenter la qualité de nos jugements, dans tous les domaines de la vie.
Les possibilités humaines sont incroyables, si grandes que nous n’en avons pas l’idée parce que le potentiel est très grand. Aller plus loin et ouvrir ces potentialités est une affaire individuelle. Chacun doit le faire pour lui-même. Personne ne peut le faire à votre place.





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Mercredi 24 juin 2009

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Dès potron-minet, tout Versailles était gendarmisé jusqu’à dix lieues à la ronde, pour que la vile populace ne vînt troubler le sacre de S.M. Sarkokassa 1ier ,Empereur de la Françafric et Vicomte de Neuilly.

D’emblée, les verdoyants et les huguenots rouge vif avaient refusé de participer à cette mascarade, en allant directement taquiner le goujon.
Pour les Huguenots roses, c’avait été plus compliqué, comme toujours.
Les uns voulaient aussi aller à la pêche sans plus attendre, les autres disaient : mais qu’en dira-t-on ?
Quant à lui, Cher Jack voulait à tout prix aller faire sa révérence, ayant encore un orteil chez les Huguenots, et tout le reste chez le Fourbe.
Bref, ils y avaient donc étés sans y être, tout en y étant.

Devant cet aréopage ainsi rassemblé de par son caprice et pour son bon plaisir, et face à l’évanescent Abélard Fillon, dont il révélait ainsi au grand jour l’insignifiance, il avait sarkosé – ce qui était une façon de parler pour ne rien dire.

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Et de lancer un emprunt gigantesque, pour boucher les trous béants qu’il avait déjà creusés, sans recourir à l’impôt.
Mais les milliards que l’on emprunterait seraient nécessairement remboursés par les Français, au prix fort, et par l’impôt.
On pouvait donc parler d’un impôt différé, à la charge des générations futures, ce qui était reculer pour mieux sauter dans l’abîme.
Le Baron Seguin d’Epinal n’y était pas allé par quatre chemins, gourmandant le Fourbe sur la dette qui devenait colossale, au point que la signature de la France ne vaudrait bientôt plus tripette.
Ce dont ledit Fourbe se souciait comme d’une guigne, s’étant toujours révélé d’une rare incompétence, et ne connaissant que son bon plaisir.

Dans son habituelle fuite en avant, pour fuir un présent qui le rattrapait sans cesse, il en était déjà à la sortie de crise et aux lendemains radieux qu’il promettait.
On allait voir ce que l’on allait voir…
Mais cela faisait deux ans que l’on endurait ses exploits.
Quant à la sortie de crise, Ô lumière de l’Occident, on venait à peine d’y entrer, et ce n’était que le début du désastre.

Restait l’annonce ébouriffante, A contrario de ce qu’il avait affirmé au Roi Obama, lors de son escapade Normande : cachez ce voile mahométan qu’ il ne saurait voir !
Ce qui était l’avis général, mais du ressort d’un sous-secrétaire d’Etat, sa dimension véritable.

Pendant que les Moutons du Fourbe étaient figés en statues de sel, et que les sarkolâtres se recueillaient dans un dévot silence, buvant la parole de leur déci-Maître, l’Empereur Sarkokassa 1ier , les Papistes, eux, faisaient grise mine, devant cette pantalonnade dont ils étaient complices.
Tout ça pour ça !
Ils attendaient pour le moins quelque discours Churchillien, plein de sueur, de sang et de larmes, et n’avaient eu pour tout brouet que ce salmigondis médiocre de promesses rabâchées.
On en connaissait, qui en aparté, confiaient, sincèrement désolés :
Nous n’avons pas voulu cela ! tout ceci va trop loin…

Ils avaient cru se débarrasser du Roué, ce voleur corrompu qui leur donnait vergogne, et avaient voté pour le premier venu qui les en débarrasserait.
Sans vouloir voir qu’ils rejetaient Charybde pour tomber dans Scylla.
Maintenant, ils se retrouvaient avec un adolescent caractériel, immature et médiocre qui les menait à l’abîme, et la France avec…
Ils avaient servi de marchepied à cet aventurier mégalomane, ivre de pouvoir et de revanches à prendre, qui avait fait de la France une proie si facile : ils s’étaient tous couchés devant lui.

Maintenant, le vin de la honte était tiré, et les Papistes devraient le boire jusqu’à la lie.
Ils regardaient à la dérobée vers ce beau Juppé d’Aquitaine, qui était leur seul espoir, mais prenait bien son temps pour se lisser les moustaches…

Dans les bancs Huguenots, le satanique Montebourg se curait le nez, tandis que le chanoine Holland et quelques uns prenaient ostensiblement la pose du siesteur assis, les yeux mi-clos, le sourire vague, la tête reposant mollement sur la main, pendant que les autres ricanaient sournoisement en suçant des pastilles.
Mais aussi, que venaient-ils faire dans cette galère ?

Certes, en s’abstenant de participer à cette mascarade, les Huguenots eussent rendu les choses plus claires, réduisant le sacre à une simple pantalonnade électorale du Fourbe.
Et ce faisant, eussent peut-être précipité les choses, tant il fallait être aveugle pour ne pas voir le désastre annoncé.
Mais voilà…ils n’étaient pas prêts, comme les carabiniers d’Offenbach qui arrivaient toujours avec une scène de retard.
Alors, autant laisser le Fourbe boire le calice jusqu’à la lie…
Et le Pays tout autant, qui s’enfonçait dans l’abîme.

Pour l’heure, le Fourbe remaniait son troupeau.
C’est-à-dire qu’ayant congédié les canards à trois pattes et les potiches exotiques qui lui portaient ombrage, il rassemblait ses fidèles.

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Outre l’habituel jeu des chaises musicales, il y avait eu quelques surprises :
Alliot-Marie la Glace se retrouvait dans les décombres de la Justice : après deux années d’incompétence rachidatienne, la marocaine lui cédait son maroquin.
La Glace laissait la trique des argousins aux mains de Brice Hortefeux, le fidèle d’entre les fidèles, ce qui démontrait bien que le Fourbe prévoyait quelques tempêtes à l’horizon.
Après ses reculades fermes et déterminées devant les écoliers et leurs maîtres, Xavier Darcos allait affronter les émeutes des besogneux que la sarkosie jetait à la rue.

Le Fourbe avait débauché Michel Mercier, point tant pour ses vertus manœuvrières, que pour embrener un peu plus le Chanoine Bayrou.
De surcroît, le Béarnais avait à affronter la mutinerie d’une de ses nonettes, Corinne Lepage, qui voulait être chanoinesse à la place du Chanoine. Ce qui n’était pas gagné d’avance…

Délaissant les droits de l’Homme, qui disparaissaient ainsi de la sarkosie, comme un simple décor, la belle Rama Yade cornaquait les foutboleurs et autres coureurs à pied.

Le bon docteur Koukouchner continuerait à pantoufler au Quai d’Orsay.

Quant à Dame Lagarde, on ne pouvait se passer de ses dons de voyance, elle qui, dès l’Automne 2007, assurait que la crise était derrière nous…
De la tour de Bercy, Dame Lagarde, ne voyez-vous rien poindre à l’horizon ?
Je vois…je vois…le soleil qui flamboit…la route qui poudroit…et sarko qui merdoit….

Or, ça ! on ne voyait point le chasseur de Mammouths Allègre !
Mais où était-il donc passé ?
Peut-être dans le même placard où l’on avait rangé l’ambassadeur des pingouins et de la banquise, le vidame Rocard de Conflans, qui attendait le dégel.

La Marquise d’Albanel retournait à ses moutons, fort défrisée après l’affaire Hadopi.
Pour la remplacer après cet humiliant naufrage, Le Fourbe s’offrait une étiquette : le talentueux, prolixe et intarissable Frédéric, neveu de son oncle François le Florentin.
Ce neveu-là était Papiste de cœur, fort incontrôlable, tout comme l’était son monarque de Tonton, et avait un Ego pyramidal.
Mais à ce jeu-là, il n’était pas certain que le Fourbe soit gagnant :
Déjà, le beau Frédéric s’était couronné lui-même, comme un monarque, sans attendre que son supposé déci-Maître le fasse, en lui volant l’effet d’annonce.

Le Fourbe se plaçait lui-même un caillou dans la chaussure…

     le caillou …

 

www.pangloss.blog.lemonde.fr

 

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Vendredi 29 mai 2009

Tous les partis, à l'occasion de la campagne européenne, parlent à mots plus ou moins couverts de...protectionnisme.

Oui mais lequel?

 

Le protectionnisme de relance est la condition préalable absolument indispensable à l’instauration d’un nouveau modèle économique, qui s’appuierait sur la demande intérieure et non plus sur la compétitivité dans la concurrence mondiale et où, par conséquent, le capital et le travail aurait de nouveau partie liée.

Le protectionnisme doit ouvrir sur de nouvelles perspectives :

- Hausse des salaires (ou pour les plus audacieux, meilleur partage de la valeur ajoutée entre capital et travail,

- Desserrement de la contrainte actionnariale par un arraisonnement du capitalisme financier,

- Réindustrialisation pour retrouver une base productive suffisante et donc renouer avec la croissance, quitte à l’assortir d’une dimension écologique,

- Résorption de la dette publique grâce à la fixation de l’assiette taxable,

- Renouveau de la politique industrielle pour favoriser l’émergence des industries de demain,

Le protectionnisme c’est la clé de la relance véritable. C’est le fondement du modèle économique de l’après mondialisation (ou de l’après crise, ce qui revient au même). 

 

Allez, Messieurs et Mesdames les candidats, encore un petit effort ! 

 

Extrait du blog de Malakine

 

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Mercredi 20 mai 2009
La vision du terrain reflète l'exacte vérité et non les fariboles qu'on veut nous faire avaler....
Ainsi quid de la crise bancaire au niveau des TPE ?
Les banques vont mieux, merci!
Selon la loi de "je te rapasse la patate chaude", elles ont répercuté sur leurs clients leurs difficultés...Aux entreprises de faire pareil sur le consommateur....?

Voici une histoire comme tant d'autre.
TPE solide, non avertie de la possibilité d'une crise et d'une chute de la consommation probable, confiante, refait son stock après la saison. Puis, fin Octobre, chute brutale de son activité, rentrées reduites à la portion congrue- LA crise est là- alors que bien évidemment les échéances et paiements différés courrent, indifférents....
Logiquement, le solde bancaire se voit débiteur et se creuse dangereusement. En Janvier, appel à la banque afin de solliciter un emprunt pour continuer à faire tourner l'entreprise, éviter les licenciements. Il a fallu attendre fin Mars pour l'obtenir et sous la garantie d'une hypothèque sur les biens personnels du gérant fort coûteuse et risquée....pour lui ! Il a fallu, en plus, supplier et dire merci....
Les dirigeants de TPE s'engagent dans leurs entreprises à la différence des "grands managers"....
Ainsi de fin Octobre à fin Avril, les banques (cyniques responsables du chaos...) se sont "gavées" d'agios, de frais de rejet de chèque, de prélèvements, de commissions bancaires de tous ordres et des frais de dossier de l'emprunt, cerise sur le gâteau !!!
L'entreprise, saignée à blanc, la banque ayant absorbé tout son maigre bénéfice durant ces 6 derniers mois, se voit grévée d'une lourde mensualité de remboursement d'emprunt sur 15 ans. L'Etat se désengageant de plus en plus des services publics, ne gardant que le contrôle, il lui faut augmenter sa charge de travail administratif ou augmenter sa charge salariale en déléguant : on telé-déclare et télé-paye tout maintenant....
(Il faut d'ailleurs savoir qu'il faut être polytechnicien pour arriver à mettre les choses en marche....)
Quant aux cabinets comptables, ils appliquent le même processus: ils en font de moins en moins mais font payer de plus en plus cher...sans assumer la moindre responsabilité !

Ainsi, entre l'Etat et les intermédiaires privés obligatoires, l'angoisse du gérant est : Se faire saigner tout en contraignant les salaires et aggravant la pression sur le rendement au travail... pour mieux sauter l'année prochaine ?
Alors que l'entreprise tourne bien et que la pression du travail sur le gérant et les salariés est déjà maximum.
La solution, bien sur, est d'augmenter les marges et donc...les prix. Encore faut-il rester compétitif....

Certes L'Etat n'augmentera pas les impôts mais quel est donc le prix pour le consommateur, le producteur...?
Le consommateur verra les prix augmenter, le service se restreindre et sa part privée de financement s'élever. Le producteur verra ses charges de services exploser, son travail et les salaires sous la pression de la rentabilité et de la compétitivité. Services et financiers tireront au mieux leur épingle du jeu.
On contrôle les prélèvements directs mais quid des indirects, bien plus opaques....????
La crise n'aura pas été la même pour tout le monde...certains même s'enrichiront, parfois même avec l'aide du contribuable !
Ainsi va la spirale infernale d'un système qui, malgré les blablas médiatiques, ne dévie pas d'un iota de son objectif : l'enrichissement des puissants sur les plus faibles !

On en parle peu mais si on transpose ce système à la santé publique comme le propose la énième réforme...on peut craindre pour les patients. Notamment ceux qui n'auront pas les moyens d'aller dans une clinique privée ou qui n'auront pas de mutuelles...dont les prix vont augmenter.
N'y a-t-il donc aucune alternative à la réforme financiarisée...? La réflexion gouvernementale n'est-elle que noire et blanc : Ce système imbécile et injuste ou le déluge????
Pensée zéro !
Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Réfléchir et proposer
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Lundi 18 mai 2009
J'avais cessé d'écrire. A quoi bon ressasser quand tout est dit, quand la médiocrité du débat s'allie au politicien, au story telling, au matraquage médiatique, au clientélisme, à l'arrivisme courtisan ?
Et puis il me semblait que d'autres, bien plus brillants, avaient relevé le flambeau du goût de la vérité, de la réalité, de la libre-pensée. J'attendais, j'observais, je lisais....
Un long moment d'absence et puis, non, rien (mais RIEN) ne changeait !
Et puis 2 livres, ceux d'E Plenel et de F Bayrou : "Combat pour une presse libre" et "Abus de pouvoir". Deux bouffées d'oxygène !
Deux brillants lettrés, deux emmerdeurs, deux "honnêtes hommes", deux résistants passionnés de liberté de penser et d'être, de démocratie, ont redonné hauteur et dignité à la Politique. Ont redonné du sens aux mots. Ont redonné vision et espoir. Ont redonné dignité et fierté de ce que nous sommes.
Ils ont eu le courage, si démodé, de puiser dans la passé pour entrevoir l'avenir, de nous parler d'autre chose que de pouvoir et de fric.
Je n'en dirai pas plus, je vous laisse juge.
A+
Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Vie politique
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Dimanche 17 mai 2009
"De tout temps, en tout lieu, les conservateurs préfèreront une injustice à un désordre tandis que les progressistes chercheront dans l'injustice les causes du désordre"
Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Réfléchir et proposer
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Dimanche 1 mars 2009
Interview de Michel Serres*
Interview de Laurent Valdiguié (JDD)

Selon vous, l’événement le plus important du XXème siècle est la fin de l’agriculture…
Un événement se mesure à la quantité de temps qu’il clôt. Or l’humanité devient paysanne au néolithique, il y a dix mille ans. En France, nous étions encore 70% de paysans au début du XXème siècle ; nous sommes 2% aujourd’hui. Vous voyez l’importance ! En un siècle ; sans que l’on s’en rende compte, on a quitté le néolithique. On a commencé à tuer les paysans à la guerre de 14, puis à Stalingrad… A part les guerres, il y a eu aussi la révolution verte, les techniques biologiques, les engrais, la sélection des nouvelles espèces. Aujourd’hui, nous sommes tous des citadins, les campagnes sont vides.
Le paysan nouveau est quelqu’un d’admirable. C’est probablement le métier qui a fait le plus de progrès en quelques années. Il doit assimiler la quasi-totalité du savoir contemporain. Il est à la fois climatologue, biologiste, commerçant, même commerçant international. Ce vieux paysan que le citadin méprisait autrefois parce qu’il était un cul-terreux est devenu un savant. Il doit tout savoir. Et, en plus, il est écologiste, il a fait du bio… pour réparer les dégâts que l’on a causé au monde. Il est à l’avant-garde !


Il est écologiste
Bien sûr. Ce basculement majeur entre la terre et la ville, entre le rural et l’urbain, a donné naissance à ce qu’on appelle l’écologie. Il y avait un rapport de paysan au monde, il y a désormais un rapport de citadin. En fait, ce qui changé, c’est la prise de conscience que nous pouvons faire du mal au monde, et nous faire du mal aussi.

A-t-on vraiment pris conscience de la fragilité du monde ?
Notre agriculture actuelle est fondée sur quelque chose de très fragile : une énergie pas chère. Aujourd’hui, nos 2% de paysans pourraient labourer la totalité de la France en une heure. Mais supposez qu’il n’y ait plus de pétrole, il faut de nouveau 4 millions de personnes de plus pour nous nourrir. L’autre fragilité, c’est que, dans notre monde actuel, la disparité entre les pays riches et les pays pauvres est terrible. Pendant que nous devenons obèses, le tiers-monde crève de faim. C’est le spectacle le plus tragique que la planète puisse offrir.

Pourrait-on nourrir toute la planète ?
C’est le paradoxe : ici, on est en paix depuis soixante-cinq ans, ce qui n’était jamais arrivé depuis la guerre de Troie ; on n’a jamais été aussi bien nourri, par aussi peu de gens ; on a éradiqué la douleur ; on a une espérance de vie longue, et une sexualité libre… Mais dès qu’on profite de quelque chose, on ne s’en rend plus compte. On trouve que c’est normal. En Occident, on n’a jamais été aussi heureux et on ne le sait pas.

La faute à qui ?
Tout se passe comme si les politiques ignoraient la transformation profonde de la société. Ils font comme si on était encore en 1803. Avec les mêmes partages, les mêmes luttes… Et puisqu’on parle de la fin de notre monde paysan, il faut évoquer une autre conséquence tragique : le massacre de nos paysages. La France est probablement représentée aujourd’hui par la classe dirigeante la moins cultivée de son histoire. Regardez les entrées de villes. Que nos politiques aient réussi à les enlaidir à ce point ! Toute la paysannerie française avait façonné des paysages superbes. On est en train de les détruire. Pour toutes ces raisons, il faut aider les paysans.





 



Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Réfléchir et proposer
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Vendredi 6 février 2009
Un exercice de style bien policé, bien réglé. Un NS opportunément sage, presque... paternaliste alors que l'image dangereuse d'un personnage arrogant et méprisant lui collait massivement à la peau. Des journalistes bien polis et faire valoir.
Voilà pour la forme, sans aucune surprise.

Sur le fond, peut-on parler d'inflexion, de tournant social?
Une première impression va dans ce sens. Oui, NS fait des gestes, entend les revendications. Mais en deuxième analyse, on se met à douter tant il y eut de généralités, d'approximations, de mots creux et...peu de concret !
Il est fort subtil de refiler la patate chaude aux partenaires sociaux et de jouer profil bas en proposant un "Grenelle" tout en sachant que le cerbère MEDEF montrera les dents et que les syndicats en voudront plus. Ainsi on peut gagner du temps.... puis reprendre la main et imposer ce que l'on veut tout en passant pour l'incontournable sauveur ! Sacré Sarko!!!
Qu'il est doux d'entendre plaider pour une meilleure répartition des richesses entre actionnaires et salariés mais peut-on y croire ? Le MEDEF hurlera au suicide si cette décision est uniquement française !!!
Le plan de sauvetage des banques était certes indispensable mais il est gonflé de dire que ça ne coûtera pas un sou aux français et même que ça leur rapportera de l'argent. C'est une présentation pas vraiment fausse mais fort 'positivée"...Il est déjà une évidence, c'est que les banques reporteront leurs frais sur leurs clients !
Quant a la taxe professionnelle, vieux serpent de mer, attendons de voir.....
L'union européenne? Il est difficile de l'appeler de ces voeux tout en tâclant allègrement tous ses partenaires ! La France fait mieux que tout le monde, c'est connu et décidemment NS ne se remet pas de ne plus être Président européen...
Le Soutien à son ami Kouchner est "un circulez, il n'y a rien à voir" rapide et fort peu curieux. On touche pas à ma prise de guerre !!
Quant à ses doutes sur un deuxième mandat, ce fut un grand moment d'anthologie ! Il fut difficile de retenir un fou-rire devant l'énormité de la "fable" alors que l'UMP est entrée dans une stratégie d'offensive électorale...

Ainsi Sarkozy a fait du Sarkozy version soft après 18 discours tonitruants en Janvier.... Il n'avait guère de marges de manoeuvre ! Son volontarisme se heurte à la réalité de l'histoire. La crise a eu raison de ses rêves utopiques de grandeur. Que c'est chiant ce facteur humain...!!!!!
Il n'est plus l'homme politique de l'année, Obama is back....A tort ou à raison, l'espérance est maintenant américaine. La crise appelle l'authenticité, la réflexion, la densité...
On peut regretter hier à nouveau un manque de vision, un certain conservatisme de pensée et d'action, une timidité face à l'innovation. On peut presque dire que N Sarkozy devient prévisible et que son argumentaire est limité...
Au final, N Sarkozy n'a pas su (et ne sait pas) inspirer confiance, réunir un peuple et lui donner envie de se battre. Pour ça, il faut penser "nous" et pas "je"....
Il n'a pas changer de cap : priorité au privé et etat sécuritaire même s'il tente de l'habiller de "calino-thérapie".
Quant à convaincre les français qu'ils ne seront pas les pigeons de la crise, c'est une autre histoire...
Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Actualités
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