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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 16:43

« Borloo dit se préparer et promet d'être responsable face au FN »
Puis le lendemain à Epinay se pose en rempart contre le FN…

La deuxième affirmation est probablement la plus juste ! MLP n’est qu’une bulle politique, entretenue par les medias. Elle n’a aucun programme crédible, aucun entourage politique digne de ce nom…Elue, elle gouverne avec qui ??

Elle n’existe que comme faire valoir des peurs pour NS et comme exutoire d’un électorat écoeuré de la politique française politicienne, désabusé vis-à-vis de l’UMPS et exaspéré par NS, son échec, ses manipulations, sa com’ à outrance, sa politique pro-finance.

Elle n’existe que par la vacuité actuelle d’une opposition inaudible, frileuse, hésitante, sans idées alternatives et sans débats de fond ! Une opposition empêtrée dans la cuisine politicienne….

Et surtout, une opposition tétanisée à l’idée de traiter une problématique récupérée par MLP alors qu’il s’agit de véritables préoccupations des français et du constat lucide que le système est au bout du rouleau !

A coté d’une campagne qui s’annonce d’un niveau déplorable sous l’influence de NS, prêt à tout pour gagner, nous avons une opposition muselée par la peur d’un double anathème: la lepenisation et « l’irresponsabilité » à modifier du système !

MLP a réussi jusqu’à présent, avec l’aide (volontaire ?) de la presse, à prendre en otage toute la campagne électorale tandis que NS la pourrit de l’autre afin de la stériliser…

Le rêve de NS est de se retrouver au 2ème tour face à MLP ! C’est gagné…pour lui et les tenants conservateurs de droite, du centre et de gauche.

MLP reviendra à son score habituel si l’opposition ose exercer sa fonction, ose poser, débattre des vrais problèmes et ose proposer des idées nouvelles et responsables !

L’opposition doit débattre de :
-la mondialisation financiarisée, la gouvernance mondiale / régulation, un zeste de protectionnisme (que seuls les européens ne pratiquent pas !)
-La démocratie
-l’Europe : doit-elle être sous la tutelle de la finance ? Doit-elle évoluer vers le fédéralisme ou éclater ? Comment avoir un pouvoir politique alors qu’on n’est pas maître des finances…. ???? Doit-on laisser les agences de notations, qui ont prouvé leur incompétence avant la crise, décider des politiques nationales ou européennes ? Doit-on poursuivre la politique de rigueur ?
-L’emploi, la désindustrialisation, le partage des richesses.

-Le rôle de l’Etat, l’impôt, la réforme fiscale. Quelle charnière public/privé ? Quelle charnière souveraineté-démocratie/ europe /monde ?

-Le social.
-La dette : rigueur brutale, étalée, politique de relance ?
-La fonction publique, la santé, la sécurité, l’enseignement, la justice…
-L’agriculture, l’environnement, l’innovation, la recherche.
-La politique énergétique, le nucléaire..
-La moralisation politique, la modernisation de la gouvernance
-Etc…

Dans la situation calamiteuse de la politique française, un boulevard est ouvert….

. "En 2012, il y aura d'un côté les conservateurs de gauche ou de droite qui pensent qu'il n'y a plus de solutions, et de l'autre nous, une force indépendante, libre, audacieuse, extrêmement responsable".

Oui, là se trouve l’avenir ! Et dans l’union la plus large si possible au dessus des clivages malgré le frein puissant des chapelles. Conservateurs contre lucides !

Borloo aura néanmoins à convaincre les français de son authenticité et de sa « rupture » avec le sarkozisme, même s’il reste dans la majorité, afin d’être audible.

Il faudra avoir des positions claires, aborder toutes les problématiques, avoir un vrai programme alternatif même si sa marque de fabrique est d’être atypique…

Une campagne ni-ni ou uniquement centrée sur sa méthode, l’échec d’un rassemblement, n’aboutirait qu’à un score décevant ou à sa défection à la Présidentielle.

Les français sont au-delà des subtilités sémantiques…et veulent des réponses.

Le radicalisme (de RADICAL !) doit revenir aux sources. Celles du combat pour le progrès, l’humanisme, la justice et l’innovation. Celles du rassemblement des forces de changement et de raison.

Annick Cousseran

Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Vie politique
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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 23:34

A bien écouter Jean louis Borloo, comme l'autre soir à antenne 2, il s'agit bien d'un discours politique novateur qui est en gestation.


Pas de solutions toutes faites, mais une méthode, la méthode

 Borloo !

 «  Ce ne sont pas X conseillers réunis en conclave  rue machin qui détiennent la solution ». 


Ensuite avant toute "promesse" : bien comprendre.

 Comprendre pourquoi nous nous sommes écartés des grandes valeurs de la République ? Ces valeurs qui ont permis de construire notre histoire moderne,  La laïcité, l’enseignement public.

Puis convaincre et rassembler par l’écoute et le dialogue,

 

Enfin l’action, persévérante et parfois obstinée,  où l’homme politique n’est pas L’homme charismatique qui va résoudre seul les défis qui sont inévitablement le lot de tout gouvernant , mais devient  « le tiers faciliteur ».


Avant de se déclarer devant les français Le responsable politique doit  bien se pénétrer de ce qui est aujourd’hui la réalité de notre pays, de ce que vivent mais aussi ressentent  les français.

Nous sommes alors loin des modes du « politico-médiatique » qui en arrive à déformer la réalité en focalisant  «  le sujet médiatique porteur de moment » qu'ils décrètent, unilatéralement, comme devant intéresser les français.

Ensuite en fonction de la situation politique réelle du moment, dont on ne peux absolument rien dire aujourd'hui,et alors seulement Il faudra s’engager devant les français.


Cette candidature ne sera pas seulement comme le juge étroitement les « politicos-médiatiques » une candidature « centristes ». La candidature de Jean Louis Borloo  se doit d’être « atypique» et totalement nouvelle.

Nouvelle façon de poser clairement  les problèmes, de débattre, de concerter, de décider;  nouvelle écoute des français, car on ne progresse que si on mobilise, que si une « cohésion sociale » minimum peut étre mise en oeuvre.

  

Bien sur pour ceux qui attendent sa candidature, l’impatience gagne.

 

En fait, à bien y regarder, cette candidature va devenir  inévitable !


Francis Géraudie

Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Actualités
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 16:44

 

Personne ne peut rester indifférant aux bouleversements historiques qui se déroulent sous nos yeux sur l'autre rive de la méditerranée .

La méditerranée est à nouveau un des centres de l’évolution de l’histoire. Nous étions nombreux à espérer à attendre que ces prémices d'une évolution ne se révélent. Mais il serait probablement erroné de ne pas changer radicalement nos grille de lecture et nos paramètre de réflexion face à ces événements.

 

L’information circule qu’Henri Guaino,  conseiller spécial du président devait être chargé de « refonder » l'union pour la méditerranée

Cette démarche est non seulement nécessaire mais a notre sens impérative. Sans vouloir verser dans l’emphase il est possible que destin de l’Europe se joue probablement là. Nous sommes, tellement, humainement liées par une histoire « commune » bien antérieure à la colonisation.

Mais dans un monde multi centré,  interdépendant, où chaque événement a immédiatement des répercussions planétaires, ou twitter et Facebook aidant, chaque citoyen participe au destin collectif ne doit on pas dépasser le seul domaine des négociations d’état à état, bloquant sur la question ingérence ou non ingérence?

 Ne doit on pas élargir dans cette grande réflexion sur notre avenir méditerranéen à la société civile dans son ensemble.

Ouvrons la réflexion et le débat

 

Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Actualités
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 18:47

La crise a marqué le triomphe du chacun pour soi

Michel Schneider - Psychanalyste | Samedi 16 Janvier 2010 à 14:01 | 



Marianne2, avec France Culture, présente des extraits de Regards sur la crise, ouvrage d’entretiens d’Antoine Mercier avec divers intellectuels (d’Alain Badiou à Alain Finkielkraut) sur la crise économique. Cette semaine, le psychanalyste Michel Schneider revient sur le narcissisme de l'époque révélé par la crise.


 


C’est toujours un peu impudent ou imprudent pour un psychanalyste de se mêler d’un jugement sur les choses politiques ou les choses économiques. Après tout, pourquoi est-ce que les économistes ou les politiques n’auraient pas aussi des choses à dire sur la psychanalyse ?

Peut-être…
Donc les propositions que j’avance ne sont que des suppositions, et je ne prétends pas du tout détenir la vérité. Je partirais d’abord de la fin de la crise, des conséquences psychologiques qu’elle a sur nous tous. 

Ce qu’on prend pour une crise uniquement morale, une crise du moral des Français, ou des autres peuples d’ailleurs, je le vois plutôt du côté d’une crise de la morale, crise généralisée à tous les comportements des agents sociaux et économiques. 

Au fond, l’effondrement des valeurs boursières ne fait peut-être que traduire ou entraîner, traduire et entraîner, une crise, un effondrement des valeurs morales. La crise résulte fondamentalement dans les esprits, ceux des dirigeants comme des dirigés, de la dominance du narcissisme sur l’altérité, sur le sens de l’altérité. Il y a plusieurs symptômes qu’on peut relever : la montée de la dette par exemple… 

La montée de la dette ça veut dire quoi ? ça veut dire qu’on reporte sur les générations futures le coût à payer pour notre jouissance présente… c’est une négation de l’autre, de ses droits, du respect qu’on lui doit et c’est là une illustration de la toute puissance du narcissisme qui dit non seulement « moi d’abord », mais « moi seul et après moi le déluge »… Le déluge est là…

Effectivement…
Il nous frappe tous et maintenant… Second aspect de cette perte de l’altérité : l’extension du calcul économique, du capitalisme, de la sauvagerie dans les rapports personnels et sociaux, de la rentabilité dans tous les domaines y compris là où jusqu’à présent elle n’avait pas sa place, dans les échanges intellectuels, la vie de l’esprit, la création artistique, la vie affective, avec l’usage de ces horribles expressions « je gère ma relation » ou « je gère ma rupture »… 

Tout cela témoigne de la disparition de ce que depuis l’Antiquité on appelait tout simplement « la clé d’une vie bonne et juste ». La fin de la bonté, du désintérêt, du « après vous », le triomphe du « moi d’abord », c’est la jungle selon Hobbes, c’est la lutte de tous contre tous. Et l’homme devient ou redevient un loup pour l’homme…

Comment se perd l’altérité ? Est-ce le résultat d’un long processus ?
C’est un long processus, au terme duquel le bien-être matériel devient le seul moteur de l’action de chacun et efface ce qu’on appelait le souci de bien vivre et pas de bien-être qui animait les Hommes et les sociétés jusqu’ici. Mais il y a d’autres symptômes. Par exemple, je suis très frappé par la perte du sentiment- de culpabilité. On a vu à l’occasion de cette crise les principaux responsables se dégager de la part qu’ils avaient pris à cela. 

C’est un phénomène qu’on observe très largement socialement. Beaucoup de gens aujourd’hui, quand ils vous marchent sur le pied vous disent « désolé »… Désolé, ça veut dire qu’on n’est pour rien dans ce qui arrive à l’autre. On est désolé de voir son voisin perdre sa mère, mais quand on est pour quelque chose dans le mal fait à l’autre, on doit dire : « je m’excuse » ou plutôt : « excusez-moi ! »

Œdipe avait le sens de la culpabilité. Il l’a payé d’ailleurs, en se punissant lui-même. Narcisse n’a pas le sens de la culpabilité. Il a une vague honte quand son image ne lui est pas renvoyée aussi belle qu’il la regardait dans le miroir. Le troisième aspect, c’est la perte du sens du réel dans cette crise, le déni de la réalité. Au fond, aujourd’hui, on est dans un monde – j’inverserais la formule de Saint-Thomas – où l’on ne croit que ce que l’on ne voit pas, on ne croit qu’au virtuel. On ne prend pas en compte les conséquences réelles sur les autres réels des décisions qu’on prend. 

Qu’est-ce que le narcissisme au fond ? Le défaut total de sens moral. On n’est guidé que par ce qui vous fait du bien ou du mal, sans aucun souci du Bien et du Mal, justement. L’affaire Kerviel est révélatrice du fait qu’avec les traders, nous avons affaire avec des jeunes gens complètement immatures, moralement et psycho-lo-gi-quement, qui jouent des milliards, qui amènent la ruine réelle de personnes réelles, comme s’ils cliquaient sur une Gameboy d’enfant, comme s’ils étaient dotés, comme Harry Potter, de pouvoirs omnipotents de faire quelque chose à partir de rien.

L’altérité est-elle en rapport avec la responsabilité pour autrui ?
Bien sûr parce qu’en face, il n’y a pas d’autre, il y a des autres virtuels. C’est un peu comme sur ces sites dont le nom est quand même assez évocateur : Facebook, Second Life, Meetic… il y a toujours le « je », le « moi », le « moi-je » qui s’entend. 

Quand on est sur Facebook, on se regarde soi-même regardé par les autres ! Les sites sociaux ne sont pas une société, ni même une micro-société, les échanges ne sont pas une communication. Ce n’est plus « Les Français parlent aux français » de la radio de Londres, c’est « les Narcisses parlent aux Narcisses » sur Twitter. 

Une sorte d’« l’exubérance irrationnelle » pour reprendre l’expression d’Alan Greenspan s’empare des esprits dans ce narcissisme contemporain. On ne prend pas en compte les conséquences réelles sur les autres réels des décisions qu’on prend. 

Pensez à cette nouvelle expression à la fois euphémique et stupide : « Y a pas de souci ! ». D’abord, des soucis, il n’y a que ça, pour nos contemporains (chômage, pouvoir d’achat, pollution…). Ensuite, elle dit bien : « de l’autre, je me soucie comme d’une guigne ». Nous traversons en solitaire comme le dit Marx « les eaux glacées du calcul égoïste », mais des soucis des autres, il n’y a pas à se soucier.

Que se passe-t-il quand un système touche sa limite ?
Il y a un effondrement généralisé de la croyance. La croyance en Dieu, c’est fait déjà depuis un certain temps. La croyance en l’argent comme valeur unique ou suprême, c’est en cours.

Et la consommation…
La consommation est aussi en train d’être défaite par cette crise et on voit effectivement les épargnants qui n’ont plus confiance dans le système bancaire, les banques qui n’ont plus confiance les unes envers les autres, se ruer dans des comportements de repli pour protéger un avenir qui est devenu très incertain.

Alors la seule chose que je vois se dessiner de positif dans cette crise, la seule bonne nouvelle finalement, c’est qu’à terme on peut espérer que chacun prendra davantage en compte, plutôt que la hausse ou la baisse des taux d’intérêts, l’intérêt de l’autre, l’intérêt de ceux qui nous entourent, de ceux dont nos décisions dépendent.

Il s’agit d’un changement radical de comportement. Cela ne s’improvise pas…
Cela ne peut pas être artificiel, mais quand on voit que dans le miroir de son narcissisme on ne rencontre finalement que la mort, l’effondrement que le réel nous signifie, on peut être amené à réfléchir. Il y a bien une butée à un moment donné. On peut jouer dans le virtuel, on peut jouer dans l’imaginaire, il y a bien un moment où le réel parle et le réel dit « on ne fait pas de la richesse sans la produire ». 

Donc il est possible que nous comprenions que l’issue n’est pas là mais ailleurs, dans le fait de se soucier un peu plus des autres, des conséquences de ses actes, de se sentir un peu plus responsable et non pas omnipotent, omnipuissant dans son monde intérieur de Narcisse.

Faut-il aussi que la société retrouve globalement un sens en tant que collectivité ?
Je crois que seul l’État, la croyance en l’État, en ses vertus paternelles, régulatrices, donneur de lois, donneur de cadres, donneur de limites, peut compenser le manque que chacun ressent individuellement.

Sortir de « big mother » !
La « big mother », elle s’est dégonflée, elle a montré qu’elle ne donnait pas tout à tout le monde et qu’elle ne pouvait pas tout. Les gens qui attendaient une espèce de profusion de richesses, une bulle de richesses, sont maintenant confrontés concrètement à eux-mêmes et au fonctionnement d’une société juste. 

La bulle financière évoque pour moi cette espèce de sein maternel dont les épargnants, entre autres, attendaient de façon illimitée, irrationnelle, qu’il distribue une richesse qui n’avait pas été produite. On s’est rendu compte tout d’un coup que ce bon sein maternel n’existe plus ou en tout cas ne produit plus.

C’était les 15 % de rentabilité…
Il fallait 15 % de rentabilité… Les gens qui ont cru à Madoff ont cru à cette promesse d’un don illimité. Ils ont cru aussi que l’argent, la richesse matérielle assurerait ce que les psychanalystes appellent un « holding »… Pas au sens financier, où l’on dit d’ailleurs « une holding », je précise.

Ça veut dire quoi ?
« Holding », selon le psychanalyste anglais Winnicott, consiste à porter l’enfant, à lui assurer la sécurité dont il a évi-demment besoin, mais sans l’étouffer. Winnicott affirme que la mère doit être là, qu’elle doit porter l’enfant mais qu’elle doit être suffisamment bonne. Ce qui veut dire pas trop bonne. Car sinon l’enfant ne pourra jamais se détacher, devenir autonome et avoir des désirs, des besoins qu’il puisse satisfaire avec ses propres ressources. 

Voilà le point où nous en sommes. Nous constatons un effondrement de la croyance dans cette toute puissance du système financier. Tout à coup se manifeste une perte de crédibilité. La bonne mère s’est avérée pauvre, ne pouvant plus dispenser ce qu’on attendait d’elle.

Dans ce contexte-là effectivement, le retour ou le recours à l’État comme figure paternelle en tant qu’il met des limites, instaure des lois et règles de fonctionnement, notamment dans le monde financier, est une aspiration très forte. Je pense que c’est par là que passera sans doute le retour vers des valeurs réelles, au sens de valeurs boursières et de valeurs affectives. Il y a de la passion dans la politique, il n’y a pas que du rationnel. 

Ce qui est vraiment irrationnel, c’est de croire comme les économistes, que tout est rationnel, que tout est ratio au sens du calcul, des ratios bancaires, des ratios boursiers. Il faut prendre en compte ce besoin irrationnel d’être effectivement aimé, protégé, par un système économique et social, mais aussi qu’un peu de raison, un peu d’ordre soient mis dans ces attentes.

 

 

Comment expliquez-vous que, « big mother » ait pu prendre le pouvoir et qu’on ait accepté cette infantilisation généralisée ?
C’est un phénomène lent, long, mais à mon avis inéluctable et qui n’est pas plus imputable à la gauche qu’à la droite. Tous les hommes politiques quand ils arrivent au pouvoir ont tendance à vouloir faire office d’airbag ! 

On sait qu’on va dans le mur, on va dans le mur de la dette, on va dans le mur de la non-réforme de l’État, on va dans le mur de la crise, mais au lieu de dire aux Français, comme à des adultes « écoutez voilà où on va si on ne fait rien, il faut réformer les choses », on leur dit « ne vous inquiétez pas, il y a un airbag, un bon sein qui va vous empêcher de vous cogner dans le mur ». 

Or, ce qu’on attend d’un homme politique c’est qu’il gouverne, c’est qu’il donne des directions, des orientations à la voiture qu’il conduit. Il ne faut pas oublier que gouverner signifie tenir un gouvernail, ce qui implique donner une direction, piloter quelque chose, ce n’est pas satisfaire tous les besoins de tous à tous moments.

Le rôle de l’État consiste à fixer des orientations, des priorités… Alors quand on dit « tout est priorité », on dit aussi qu’il n’y en a aucune. On part dans tous les sens et on n’arrive nulle part. Le rôle de l’État est de donner des orientations et de s’y tenir. Le vrai problème des Français c’est qu’ils ont le sentiment, à juste titre, de ne pas être reconnus, et que l’État ne les connaît pas, ne les reconnaît pas et se contente de coller sur les plaies sociales un cataplasme de fonds budgétaires en reportant tout cela sur la dette, c’est-à-dire sur les générations futures. 

Mais, dans le même temps, ce besoin d’être reconnu garde quelque chose d’infantile. On a besoin que l’autre vous dise que vous existez pour exister. Il faudrait que les gens se sentent plus responsables de ce qu’il leur arrive. Je ne dis pas qu’on est responsable de ce qui nous arrive quand on est licencié pour raison économique, il y a des choses évidemment dont on n’est pas responsable. Mais dans ce qui nous arrive, il ne faut jamais perdre de vue qu’en tant que sujet, on demeure en partie responsable de la situation dans laquelle on se trouve.

Peut-être parce que la sensation d’être un sujet, au sens fort du terme a un peu disparu…
Aujourd’hui, on est des individus, des Narcisses qui cherchent- à affirmer leurs différences par rapport au voisin, qui sont souvent dans l’envie, dans la haine du groupe voisin ou du groupe supérieur et les conséquences de la crise c’est la régression infantile, c’est la dépression, ce sentiment de ne pas être reconnu, de ne pas exister, et c’est aussi l’agression. 

Il y a une montée de la violence sociale pour régler les problèmes catégorie contre catégorie si bien qu’on n’a plus tout à fait le sentiment d’avoir affaire à une société dans laquelle les gens sont liés par la reconnaissance mutuelle de leur place, quelle qu’elle soit. Dans les sociétés anciennes et jusqu’au siècle dernier, le patron et l’ouvrier se reconnaissaient comme patron et ouvrier. Aujourd’hui, plus personne n’ose se dire patron et plus personne ne peut se dire ouvrier avec la fierté que ça comportait.

Y a-t-il encore suffisamment de sujets pour qu’on se ressaisisse en tant que sujet ?
Moi je l’espère, je l’espère… Je ne suis pas sûr que la France et les Français pourront avoir ce sursaut de se dire « bon, qu’est-ce qu’il faut faire ? » et pas « qu’est-ce que j’attends qu’on fasse pour moi ? ».

L’élection d’Obama constitue, en revanche, la magnifique réalisation du vœu de tout un peuple d’en sortir. « Yes we can » c’est la croyance qu’on y peut quelque chose individuellement et collectivement. Et je crois que se considérer comme sujet de sa propre existence, même si on est assujetti aux liens sociaux, aux liens hiérarchiques, aux liens professionnels, ça reste la clé qui nous amènera à davantage d’autonomie.

Mais seul un État, pouvant dire « je ne peux pas tout, je peux ça, et ça, et ça, et je le ferais avec vous », peut aider les gens à se ressaisir d’eux-mêmes si on peut dire, et à se responsabiliser en tant que sujets.
Comment percevez-vous cette question en tant que psychanalyste avec vos patients ?

Les pathologies ont profondément changé depuis Freud et ses cas d’hystériques, d’obsessionnels, disons de névrosés. Aujourd’hui, on a d’avantage affaire à des pathologies qu’on appelle des « états limites », entre la psychose et la névrose ou à un narcissisme tellement fort qu’on ne peut plus parler de sujet, on est « je » et « je », pas « je » et « tu ». 

Être un sujet, c’est être « je » en face d’un « tu ». Or aujourd’hui on a des patients qui considèrent l’autre uniquement comme un prolongement d’eux-mêmes, un reflet, un miroir, un objet qu’ils peuvent manipuler, qu’ils essayent en tout cas de manipuler, et pas comme un sujet qui a ses droits, son existence, qui peut vous manquer, qui n’est pas tout puissant, pas plus que vous ne l’êtes. 

Voilà une cause de la dilution du sens de l’altérité qu’on peut observer dans les nouvelles pathologies actuelles qui sont plus de l’ordre de l’addiction à l’autre que de la relation avec ce qu’elle doit comporte de distance.

L’autre fait peur…
Un autre est aussi un sujet, qui lui vous considère comme une personne et pas comme un objet manipulable. Je dois dire que de plus en plus, on voit effectivement – et c’est vrai dans toutes les catégories sociales, ce n’est pas du tout le propre des gens qui souffrent et qui viennent chez le psychanalyste – cette perte totale du sens de ce qu’on doit à l’autre. Levinas a donné en deux mots la formule du lien, du lien amoureux, du lien social aussi et du lien politique : « après vous ».

Après vous Monsieur
Après vous Monsieur. L’intérêt général que constitue cet « après vous » dans la sphère politique ce n’est pas « je », « moi », « mes avantages acquis » et « je vais les faire valoir au détriment des avantages des autres » parce qu’un avantage qu’on gagne, il est toujours payé par quelqu’un, soit les générations futures, soit d’autres catégories sociales à travers la fiscalité… mais c’est de dire « l’intérêt général doit guider les politiques ». Or, malheureusement, on a de plus en plus affaire à des politiques qui se demandent non pas pourquoi ils sont au pouvoir et pour faire quoi, mais pour combien de temps… et pour durer…

C’est vrai aussi dans les entreprises…
Absolument. Les super-bonus, qu’on se sert de façon éhontée quand en même temps on fait des pertes ou on licencie. Il y a quelque chose de totalement immoral et qui est insupportable. Je pense que si les élites se comportaient mieux d’un point de vue moral, les dominés accepteraient mieux les sacrifices qu’on leur demande.

Autre observation : la négation des conflits…
On nie le conflit quand on a perdu l’altérité. Il y a une sorte de déni chez les politiques, que la politique est faite de conflits, de conflits résolus si les uns et les autres se préoccupent de l’intérêt général et se reconnaissent comme des adversaires certes, mais aussi des partenaires en charge de l’intérêt commun.
Le conflit, la considération de l’autre, la reconnaissance de l’autre, me paraissent plus importants que l’amour au sens passif de ce terme. 

Je ne dirais pas comme Ségolène Royal : « Aimez-vous les uns les autres » car je ne pense pas que ce soit le remède aux maux de la société. Mais je dirais : « regardez-vous les uns les autres, comme des autres, envers lesquels vous avez des droits et aussi des devoirs ». 

« Devoir », le mot a quasiment disparu du vocabulaire contemporain. Il est probable que l’on trouvera une issue à la crise dans un certain ressaisissement du désintérêt, ou de l’intérêt général, ou de l’intérêt pour l’autre, et non pas dans la capitalisation de ses intérêts particuliers.

Le système libéral ne fonctionnait-il pas en partie en exploitant ce narcissisme que vous dénoncez?
Bien sûr, il l’a renforcé en introduisant des relations d’intérêt là où elles n’existaient pas. On peut dire aujourd’hui que le capitalisme est partout, dans les relations sociales, intellectuelles, affectives. Chacun se dit « je vais capitaliser ma relation ». 

Je pense que reconnaître que ce système a failli, en tout cas a trouvé ses limites dans la crise, ce n’est pas renoncer à la grande tradition du libéralisme français qui n’a jamais impliqué l’absence d’État, l’absence de règle, l’absence de régulation. Le capitalisme ce n’est pas la jungle et comme dit Hobbes, « la lutte de tous contre tous ».

 

Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Réfléchir et proposer
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 12:16

Et si NS ne se présentait pas en 2012 ?

NS avait un job : casser l’exception française, les acquis du Conseil de la Resistance, le conservatisme, le corporatisme, l’Etat-assistance, les barons locaux, pour « faire entrer la France dans la modernité » càd, pour lui, dans le libéralisme anglo-saxon afin d’affronter la mondialisation et unifier l’occident face au monde multilatéral.

Ce programme concocté par Minc et Kessler  et que devait appliquer Balladur, s’il avait été élu à la Présidence de la République, c’est lui qui le fera soutenu discrètement mais efficacement par Laurence Parisot (MEDEF).

NS en lui-même n’a pas d’importance, il est l’instrument ponctuel d’un système. Plus on parle de lui moins on comprend le système et tout est fait pour ça…

Libéraliser la France, la faire entrer dans le système,  implique de changer les valeurs et les principes au sein de la société.

Il faut briser la passion française d’EGALITE  pour imposer l’équité. L’égalité n’existe pas, l’équité c’est donner à celui qui le mérite la chance de réussir et c’est à chacun de se battre pour y arriver par son travail, son mérite, sa pugnacité compétitive, ses qualités intrinsèques (génétiques ?) et son adhésion au système. La lutte de classe est remplacée par la lutte au mérite, au plus fort. L’individu  narcissique remplace le collectif et le sentiment de principe républicain.

Il faut briser la FRATERNITE : l’assistance, les avantages acquis, les services et la culture publics, chacun est maître de sa destinée. Les services, c’est une source de business et le privé est plus rentable.

Le citoyen est au service de la croissance et du profit. A lui d’en prélever la plus grosse part. La seule « morale » : tous les moyens sont bons à condition d’être « transparent », avec toute l’hypocrisie et le flou artistique du terme ! Je ne mens jamais mais je ne dis pas tout… ?

Il faut briser le tabou de l’argent. L’argent est un signe de réussite et le but à atteindre. « Travailler plus pour gagner plus »… même si ce n’est pas pour tout le monde.

Il faut définir une nouvelle éthique : « pragmatisme, transparence et croissance ». Dissoudre l’idéologie, ringardiser l’utopie, absorber toute opposition.

L’Etat est uniquement au service de l’économie, réduit progressivement  au rôle de gendarme afin d’assurer la libre circulation des biens et des personnes et à celui de « charité » pour les plus faibles.

Il faut briser l’ENA, symbole de la République de l’Etat-Nation. L’élite issue du business doit passer du privé au public afin d’accomplir une mission de restructuration  libérale puis revenir au privé. Les ministres sont des DG soumis à la pression du management. Il faut être flexible, charismatique, s’adapter. Rien ne dure, tout bouge. Le changement est la règle d’or.

L’Etat se gère comme une entreprise avec le même management financiarisé.

Il faut moduler la LIBERTE : imposer  une nouvelle république centralisée afin de contrôler le système. Les appareils démocratiques : Assemblée Nationale, Sénat, Conseil Constitutionnel, Parquet, etc…sont présents mais vidés de leurs pouvoirs. Les libertés individuelles sont encadrées et progressivement limitées.

Il  faut un nouveau sens à cette « nouvelle »république afin d’assurer la cohésion populaire malgré les inégalités inhérentes au libéralisme : le nationalisme. Au risque de faire revenir le FN.

L’Europe est réduite au rôle de facilitateur du business.

 Il faut une spiritualité : la laïcité positive. Comme aux USA, nous devons croire. Dieu (quelqu’en soit le nom) promet l’Abondance et participe à notre croissance !

 L’élite, l’économie sont devenus apatrides dans la mondialisation, le politique se doit d’orchestrer un semblant de démocratie locale. Il utilise le storytelling, l’action perpétuelle (agir, expérimenter et réfléchir après), la mise en scène permanente, le mot et l’action dans l’immédiateté quitte à ce qu’il ne soit suivi de rien. Il faut occuper la scène, se mettre en valeur, surprendre, innover, héroïser son action tout en étant proche des gens (peopolisation). La confusion empêche le peuple de penser.

Grâce à la crise qui lui a permis d’accélérer encore la « rupture », malgré qq vagues d’agitations causées par la casse sociale,  réprimées ou habilement étouffées par des vœux pieux et lénifiants, NS a réussi  pleinement son job de restructuration. Le système est appliqué et consolidé, la France est libérale !

 Logiquement, s’appliquant à lui-même ses principes : « Mission accomplie, je repars dans le privé faire du business ! »

La succession est prête, le prochain PDG de la France : DSK.

Pseudo-alternance car DSK fait partie de la famille…

A moins que ce beau scénario ne grippe et que les français en décident autrement...en 2012 !

Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Réfléchir et proposer
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 16:13

Vite, une prime de pénibilité pour les élus de la majorité!

Philippe Bilger - Blogueur associé | Vendredi 16 Octobre 2009 à 14:01 | Lu 1231 fois


Il est difficile de suivre les méandres des orientations du gouvernement , ceux qui y arrivent ont bien du mérite, les députés UMP les premiers. Philippe Bilger nous dit toute l'admiration qu'il a pour la détermination des politiques à garder leur dignité dans l'absurde.


Plus le temps passe, plus j’admire les politiques. Je les mets tous dans le même sac : ministres, sénateurs, députés, conseillers généraux, tous ceux qui dans la mouvance du pouvoir, aspirés par le souffle présidentiel, à l’UMP et dans ses marges, accomplissent le dur métier de plaire et de se taire. J’aurais pu également évoquer l’univers socialiste mais celui-ci offre un avantage pour les personnalités qui y gravitent : la discordance quotidienne qui est un vice devient parfois une qualité puisqu’elle empêche au moins la parole unique et le devoir de complaisance. Le désordre a du bon : il protège. On a le droit de prendre avec son expression des chemins buissonniers singuliers, erratiques, imprévisibles. On est moqué mais pas forcément ridicule. Tandis que le slogan de la solidarité et de la fusion à tout prix oblige à des tours de force, à des tours d’esprit comme il y a des tours de rein.

J’admire les politiques.
 Les tourner en dérision non seulement offenserait la démocratie, à laquelle nous croyons tous, mais serait profondément injuste. Qu’on songe aux affaires - celles de  Frédéric Mitterrand et de Jean Sarkozy notamment - qui depuis quelques semaines viennent troubler le ciel majoritaire, on comprendra aisément à quel point le silence ou l’acceptation, la résignation ou l’enthousiasme factice constituent pour les âmes bien nées - et il en existerait beaucoup, si elles pouvaient s’ébrouer - un véritable calvaire qu’il serait pourtant inconcevable de ne pas affronter chaque jour. Qu’on imagine la souffrance intime, en gardant le visage lisse et serein, de se sentir contraint au soutien quand tout crie l’opposition, de devoir vanter des avenirs un tantinet précipités quand l’envie d’exploser vous guette. Qu’on ne sous-estime pas l’héroïsme de ces personnalités publiques qui avalent les couleuvres des autres, sont invitées sans cesse à innover pour défendre l’indéfendable et qui, pour tout dire, se félicitent de leur bonheur d’avoir à proclamer une adhésion à laquelle, dans leur for intérieur, ils ne croient plus trop, en tout cas pas tout le temps ! (Le Monde, Le Parisien, Le Figaro, Marianne 2, nouvelobs.com). 

J’admire les politiques.
 Ces hommes, ces femmes, au caractère sans doute trempé dans leur vie personnelle, familiale, qui se plient, comme des petits garçons, à célébrer la jeunesse triomphante et favorisée, à magnifier un ministre aux antipodes de leur vision classique de la légitimité, de la moralité, qui n’hésitent pas une seconde à louer leur joug et à fustiger les minimes écarts de tel ou telle voulant prendre au sérieux la liberté - comment ne pas les porter au comble républicain puisque leur ascèse, le sacrifice constant qu’ils font d’eux-mêmes, ces «oui» multiples qui viennent tuer la tentation folle des «non» au bord des lèvres, de l’esprit, démontrent comme nous les avons bien choisis ? S’ils tremblent devant les décrets présidentiels, pas de confusion : ils ne sont pas faibles mais avisés. S’ils ont « le doigt sur la couture du pantalon » et mille justifications à leur disposition pour déguiser leur soumission un peu désolante en sagesse politique, ce n’est pas qu’ils seraient indignes mais tout simplement conscients de leur mission et responsables. Ils ont choisi  de « se fondre » dans la présidence, tout simplement.

J’admire les politiques. Ils absorbent, ils assimilent, ils obéissent, ils laissent la place. Avec le sourire. En plus, médiatiquement, ils sont heureux d’afficher leur servitude. Quel talent il faut pour se néantiser, pour persuader le citoyen que la démocratie a besoin de leur effacement, de leur aplatissement, d’une pensée unique au sein du parti comme dans l’espace public, quand au contraire des gens probablement superficiels rêvaient de courage, de richesse, d’inventivité et de contradiction pour faire naître une vérité possible !

J’amire les politiques.
 Cette catégorie prestigieuse, au service de la chose publique, si peu décidée à exister, si convaincue de son nécessaire assujettissement que l’audace calculée d’un Jean-François Copé, la modeste et banale assertion de Rama Yade selon qui « il ne faut pas ignorer l’émotion » lui apparaît comme la manifestation d’un courage inouï.

J’admire les politiques car ils ont su retomber en enfance. C’est beau l’enfance, seulement quand on est un enfant. Il faut, en revanche, beaucoup d’humilité, de la détermination, une remarquable abnégation  pour, étant adultes, l’oublier et goûter la discipline de parti, la caporalisation intellectuelle et les conseils présidentiels comme autant de chances. Alors que pour le profane, s’il y avait une fonction qui appelait moins que toute autre l’amoindrissement de l’affirmation de soi, d’une sorte de virilité républicaine, c’était bien celle de la politique et de ses fidèles.

J’admire les politiques car ce qu’ils vivent de plus en plus me semble, par comparaison, faire de la magistrature qu’ils critiquaient imprudemment un havre sinon de paix au moins de liberté. Je ne crois pas que nous ayons perdu toute envie de nous battre, de résister. Nous ne sommes pas décidés, quoi que nous pensions, à disparaître de nous-mêmes. Nos maîtres, je l’espère, ne sont pas de pouvoir.

J’admire les politiques à un point tel que je suggère que nous fassions preuve de générosité à leur égard. Pour des métiers infiniment salissants, épuisants, on a créé des primes de pénibilité. Pour les politiques qui endurent l’enfer en feignant une apparence ravie, qui se tuent à s’oublier eux-mêmes, pourquoi ne pas proposer une prime de pénibilité psychologique, professionnelle ? Ils la mériteraient.

Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Vie politique
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 12:54
Une histoire, presque une métaphore, caractéristique du contexte de la crise actuelle : "De la difficulté à sortir de la pensée unique...."



Qu’il est difficile de changer !


Les contraintes de toutes sortes se multiplient : économiques, juridiques, environnementales. Mais le plus grand obstacle réside à l’intérieur de nous. Comment revoir son cadre de références, remettre en cause ses paradigmes, c'est-à-dire une matrice théorique, une vision du monde ou un courant de pensée. Tant d’espoirs, de croyances et de modèle de business sont fondés sur des paradigmes cohérents qui ont fait leurs preuves. Pourtant le monde bouge et les paradigmes deviennent dépassés.


AirPod, un concept qui tranche dans l’industrie automobile
Dans ce secteur particulièrement éprouvé, un entrepreneur, Monsieur Guy Nègre, est en train de bousculer un certain nombre d’idées reçues. Il innove à plusieurs niveaux avec sa voiture AirPod : l’énergie utilisée, l’air comprimé, le mode de fabrication et de distribution.

Il a pris le contrepied du mode de pensée des constructeurs qui ont l’habitude de créer des voitures toujours plus puissantes, rapides, gadgétisées au moyen de chaînes de production lourdes et coûteuses.

Airpod est une petite voiture, simple dans sa conception, plus propre que la voiture SMART ; sa distribution est originale. Les pièces sont produites dans des petits centres de production à travers la France, puis livrées à des concessionnaires qui procèdent à leur assemblage. Guy Nègre est gagnant sur plusieurs tableaux. Il diminue la pollution au niveau de la fabrication et de l’énergie pour le fonctionnement de la voiture. Il relocalise la production en France parce qu’il a mis en oeuvre un système simple qui diminue les risques pour pénétrer un marché existant souffrant.

Il a délibérément ciblé le segment des conducteurs urbains. 20000 d’entre eux ont pris une option d’achat pour ce véhicule qui est fabriqué très vite près de leur lieu de vie. Des consultants et même des coachs vont circuler bientôt à Paris dans une AirPod, grâce à son bon rapport qualité/prix (3500 à 13000 Euros pour la version haute gamme CityFlow) et sa capacité de rouler à 50 km/h pendant 220 km.

Par ailleurs, Guy Nègre songe à proposer « Autolib » comme J.C. Décaux pour « Vélib ». Les utilisateurs payeront avec leurs cartes bancaires et se mettront tout de suite en mouvement.


Le contraire de toujours plus de puissance
Le modèle de business AirPod a été rejeté par les industriels en Europe, qui n’ont pas considéré son projet « sérieux ». Il est vrai qu’il ne correspond pas au paradigme « grand et puissant » de ce qu’une voiture « devrait » être. Guy Nègre a trouvé son financement chez TATA Motors, la plus grande entreprise indienne d’automobiles et a noué des accords de coopération avec Air France et Dassault.

Nous ne voyons pas encore des voitures de marque indienne circuler dans les rues de Paris… mais cela ne va tarder.

Naturellement, il y aura des sceptiques qui esclafferont quand ils penseront à une voiture « Légo » assemblée « façon IKEA ». Les lecteurs apprécieront combien de difficultés restent à résoudre avant qu’une telle voiture réussisse en France. Il y a tant de représentations et d’à priori par rapport aux voitures qui doivent évoluer dans nos esprits.


Les résistances des industriels
Les constructeurs automobiles résistent souvent aux solutions créatives et de bon sens. Par exemple les sociétés européennes ont retardé le lancement de la voiture hybride pour protéger la solution diésel. General Motors, de son coté, a acheté des brevets dans le but d’empêcher leur application. Pourquoi cette attitude défensive? Parce que le changement d’un paradigme demande une mise en question trop difficile à assumer : où sera le centre de pouvoir à l’avenir ? Les acteurs dans ce secteur menacé défendent leurs points de vue pour éviter de prendre des décisions cruciales. Trop de temps… trop d’effort… pas assez rentable… des arguments « pragmatiques » en apparence. Ils cachent leur peur de perdre le pouvoir de dominer le marché et d’imposer leur vision aux consommateurs. Leur résistance au changement est économique mais aussi viscérale et émotionnelle.

Entretemps AirPod est conçu pour satisfaire les conducteurs avisés que nous sommes en train de devenir.


Jim Dillon 

Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Réfléchir et proposer
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 11:32
Livres
Dans mes livres les idées semblent très simples, elles sont ensuite développées sans démonstrations compliquées, mais avec des exemples puissants, sans aller à des considérations métaphysiques, qui seraient hors sujet. Il y a deux raisons à cela. La première, c’est que je ne m’adresse pas à mes collègues. Je parle à des êtres humains et je considère que je ne suis pas satisfait de ce que j’ai dit tant que la langue interfère avec la pensée. Parce que mes idées viennent des gens, elles ne viennent pas des philosophes, ni de mes collègues, sauf à de rares occasions, la plupart d’entre elles sont issues de la vie des gens. Donc, comme linguiste, j’écris à un autre niveau à propos de la langue des gens. Comment communiquent-ils d’autres manières ? De sorte qu’on ne peut pas — ou qu’on ne devrait pas — arriver au point où les gens ne peuvent pas comprendre ce que j’écris. Ce sont les gens qui produisent ce dont je parle. Ils devraient donc comprendre. Autrement, je n’ai pas fait mon boulot correctement. Mais ceci est une direction nouvelle, c’est là où les sciences sociales finiront par aller, en s’écartant des préoccupations et des idées toutes faites. Elles seront plus concernées par ce qui se passe réellement chez les êtres humains parce que c’est là que se trouvent les problèmes du monde. C’est là que se trouvent les forces. Ce sont des êtres humains qui vont résoudre des problèmes, pas des philosophes, pas la philosophie, pas des machines, mais des êtres humains travaillant ensemble

Compréhension entre les êtres humains
Les domaines de compréhension entre les êtres humains sont bien plus grands que ce que nous concevons fréquemment. Les zones de problèmes, les incompréhensions, sont relativement petites par rapport à toutes les activités qui se déroulent.
C’est heureux parce que s’il n’en était pas ainsi, nous ne nous entendrions pas du tout et les temps seraient très durs. Ce que j’ai fait, c’est me concentrer sur des domaines où nous avons des problèmes, sur les interfaces. C’est une des raisons pour lesquelles je sais qu’il y a beaucoup de choses qui se passent parfaitement bien. Mais les problèmes qui doivent être résolus en matière de communication dans le monde ont une autre dimension. En général, un bon écrivain est reconnu comme un bon écrivain, un bon acteur est reconnu comme un bon acteur, et un bon chef d’orchestre aussi. Il y a désaccord sur ce qui fait la beauté et la qualité, sur ce qui différencie deux bons écrivains ou deux bons acteurs. Là vous entrez dans la critique, littéraire ou scientifique, qui est un domaine très abstrait. Mais les faits demeurent. Il y a une différence entre une bonne et une mauvaise représentation, et peu importe du domaine, que ce soit la scène, l’écriture, le ballet, la musique, la peinture, la sculpture, la poésie. Il y a des gens qui le font bien et d’autres moins bien. C’est là dessus que portent toutes ces discussions. La chose la plus intéressante c’est comment faire marcher ces systèmes de manière à produire de meilleurs jugements ? Le niveau auquel je travaille en ce moment, c’est comme le jardin d’enfants, le premier niveau, parce que nous, l’espèce humaine, nous sommes capables d’augmenter la qualité de nos jugements, dans tous les domaines de la vie.
Les possibilités humaines sont incroyables, si grandes que nous n’en avons pas l’idée parce que le potentiel est très grand. Aller plus loin et ouvrir ces potentialités est une affaire individuelle. Chacun doit le faire pour lui-même. Personne ne peut le faire à votre place.





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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 23:27

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Dès potron-minet, tout Versailles était gendarmisé jusqu’à dix lieues à la ronde, pour que la vile populace ne vînt troubler le sacre de S.M. Sarkokassa 1ier ,Empereur de la Françafric et Vicomte de Neuilly.

D’emblée, les verdoyants et les huguenots rouge vif avaient refusé de participer à cette mascarade, en allant directement taquiner le goujon.
Pour les Huguenots roses, c’avait été plus compliqué, comme toujours.
Les uns voulaient aussi aller à la pêche sans plus attendre, les autres disaient : mais qu’en dira-t-on ?
Quant à lui, Cher Jack voulait à tout prix aller faire sa révérence, ayant encore un orteil chez les Huguenots, et tout le reste chez le Fourbe.
Bref, ils y avaient donc étés sans y être, tout en y étant.

Devant cet aréopage ainsi rassemblé de par son caprice et pour son bon plaisir, et face à l’évanescent Abélard Fillon, dont il révélait ainsi au grand jour l’insignifiance, il avait sarkosé – ce qui était une façon de parler pour ne rien dire.

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Et de lancer un emprunt gigantesque, pour boucher les trous béants qu’il avait déjà creusés, sans recourir à l’impôt.
Mais les milliards que l’on emprunterait seraient nécessairement remboursés par les Français, au prix fort, et par l’impôt.
On pouvait donc parler d’un impôt différé, à la charge des générations futures, ce qui était reculer pour mieux sauter dans l’abîme.
Le Baron Seguin d’Epinal n’y était pas allé par quatre chemins, gourmandant le Fourbe sur la dette qui devenait colossale, au point que la signature de la France ne vaudrait bientôt plus tripette.
Ce dont ledit Fourbe se souciait comme d’une guigne, s’étant toujours révélé d’une rare incompétence, et ne connaissant que son bon plaisir.

Dans son habituelle fuite en avant, pour fuir un présent qui le rattrapait sans cesse, il en était déjà à la sortie de crise et aux lendemains radieux qu’il promettait.
On allait voir ce que l’on allait voir…
Mais cela faisait deux ans que l’on endurait ses exploits.
Quant à la sortie de crise, Ô lumière de l’Occident, on venait à peine d’y entrer, et ce n’était que le début du désastre.

Restait l’annonce ébouriffante, A contrario de ce qu’il avait affirmé au Roi Obama, lors de son escapade Normande : cachez ce voile mahométan qu’ il ne saurait voir !
Ce qui était l’avis général, mais du ressort d’un sous-secrétaire d’Etat, sa dimension véritable.

Pendant que les Moutons du Fourbe étaient figés en statues de sel, et que les sarkolâtres se recueillaient dans un dévot silence, buvant la parole de leur déci-Maître, l’Empereur Sarkokassa 1ier , les Papistes, eux, faisaient grise mine, devant cette pantalonnade dont ils étaient complices.
Tout ça pour ça !
Ils attendaient pour le moins quelque discours Churchillien, plein de sueur, de sang et de larmes, et n’avaient eu pour tout brouet que ce salmigondis médiocre de promesses rabâchées.
On en connaissait, qui en aparté, confiaient, sincèrement désolés :
Nous n’avons pas voulu cela ! tout ceci va trop loin…

Ils avaient cru se débarrasser du Roué, ce voleur corrompu qui leur donnait vergogne, et avaient voté pour le premier venu qui les en débarrasserait.
Sans vouloir voir qu’ils rejetaient Charybde pour tomber dans Scylla.
Maintenant, ils se retrouvaient avec un adolescent caractériel, immature et médiocre qui les menait à l’abîme, et la France avec…
Ils avaient servi de marchepied à cet aventurier mégalomane, ivre de pouvoir et de revanches à prendre, qui avait fait de la France une proie si facile : ils s’étaient tous couchés devant lui.

Maintenant, le vin de la honte était tiré, et les Papistes devraient le boire jusqu’à la lie.
Ils regardaient à la dérobée vers ce beau Juppé d’Aquitaine, qui était leur seul espoir, mais prenait bien son temps pour se lisser les moustaches…

Dans les bancs Huguenots, le satanique Montebourg se curait le nez, tandis que le chanoine Holland et quelques uns prenaient ostensiblement la pose du siesteur assis, les yeux mi-clos, le sourire vague, la tête reposant mollement sur la main, pendant que les autres ricanaient sournoisement en suçant des pastilles.
Mais aussi, que venaient-ils faire dans cette galère ?

Certes, en s’abstenant de participer à cette mascarade, les Huguenots eussent rendu les choses plus claires, réduisant le sacre à une simple pantalonnade électorale du Fourbe.
Et ce faisant, eussent peut-être précipité les choses, tant il fallait être aveugle pour ne pas voir le désastre annoncé.
Mais voilà…ils n’étaient pas prêts, comme les carabiniers d’Offenbach qui arrivaient toujours avec une scène de retard.
Alors, autant laisser le Fourbe boire le calice jusqu’à la lie…
Et le Pays tout autant, qui s’enfonçait dans l’abîme.

Pour l’heure, le Fourbe remaniait son troupeau.
C’est-à-dire qu’ayant congédié les canards à trois pattes et les potiches exotiques qui lui portaient ombrage, il rassemblait ses fidèles.

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Outre l’habituel jeu des chaises musicales, il y avait eu quelques surprises :
Alliot-Marie la Glace se retrouvait dans les décombres de la Justice : après deux années d’incompétence rachidatienne, la marocaine lui cédait son maroquin.
La Glace laissait la trique des argousins aux mains de Brice Hortefeux, le fidèle d’entre les fidèles, ce qui démontrait bien que le Fourbe prévoyait quelques tempêtes à l’horizon.
Après ses reculades fermes et déterminées devant les écoliers et leurs maîtres, Xavier Darcos allait affronter les émeutes des besogneux que la sarkosie jetait à la rue.

Le Fourbe avait débauché Michel Mercier, point tant pour ses vertus manœuvrières, que pour embrener un peu plus le Chanoine Bayrou.
De surcroît, le Béarnais avait à affronter la mutinerie d’une de ses nonettes, Corinne Lepage, qui voulait être chanoinesse à la place du Chanoine. Ce qui n’était pas gagné d’avance…

Délaissant les droits de l’Homme, qui disparaissaient ainsi de la sarkosie, comme un simple décor, la belle Rama Yade cornaquait les foutboleurs et autres coureurs à pied.

Le bon docteur Koukouchner continuerait à pantoufler au Quai d’Orsay.

Quant à Dame Lagarde, on ne pouvait se passer de ses dons de voyance, elle qui, dès l’Automne 2007, assurait que la crise était derrière nous…
De la tour de Bercy, Dame Lagarde, ne voyez-vous rien poindre à l’horizon ?
Je vois…je vois…le soleil qui flamboit…la route qui poudroit…et sarko qui merdoit….

Or, ça ! on ne voyait point le chasseur de Mammouths Allègre !
Mais où était-il donc passé ?
Peut-être dans le même placard où l’on avait rangé l’ambassadeur des pingouins et de la banquise, le vidame Rocard de Conflans, qui attendait le dégel.

La Marquise d’Albanel retournait à ses moutons, fort défrisée après l’affaire Hadopi.
Pour la remplacer après cet humiliant naufrage, Le Fourbe s’offrait une étiquette : le talentueux, prolixe et intarissable Frédéric, neveu de son oncle François le Florentin.
Ce neveu-là était Papiste de cœur, fort incontrôlable, tout comme l’était son monarque de Tonton, et avait un Ego pyramidal.
Mais à ce jeu-là, il n’était pas certain que le Fourbe soit gagnant :
Déjà, le beau Frédéric s’était couronné lui-même, comme un monarque, sans attendre que son supposé déci-Maître le fasse, en lui volant l’effet d’annonce.

Le Fourbe se plaçait lui-même un caillou dans la chaussure…

     le caillou …

 

www.pangloss.blog.lemonde.fr

 

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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 10:46

Tous les partis, à l'occasion de la campagne européenne, parlent à mots plus ou moins couverts de...protectionnisme.

Oui mais lequel?

 

Le protectionnisme de relance est la condition préalable absolument indispensable à l’instauration d’un nouveau modèle économique, qui s’appuierait sur la demande intérieure et non plus sur la compétitivité dans la concurrence mondiale et où, par conséquent, le capital et le travail aurait de nouveau partie liée.

Le protectionnisme doit ouvrir sur de nouvelles perspectives :

- Hausse des salaires (ou pour les plus audacieux, meilleur partage de la valeur ajoutée entre capital et travail,

- Desserrement de la contrainte actionnariale par un arraisonnement du capitalisme financier,

- Réindustrialisation pour retrouver une base productive suffisante et donc renouer avec la croissance, quitte à l’assortir d’une dimension écologique,

- Résorption de la dette publique grâce à la fixation de l’assiette taxable,

- Renouveau de la politique industrielle pour favoriser l’émergence des industries de demain,

Le protectionnisme c’est la clé de la relance véritable. C’est le fondement du modèle économique de l’après mondialisation (ou de l’après crise, ce qui revient au même). 

 

Allez, Messieurs et Mesdames les candidats, encore un petit effort ! 

 

Extrait du blog de Malakine

 

Par RADICAUX LANDES - Publié dans : Réfléchir et proposer
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